12 février 2006
Une Dernière Réflexion
J'ai demandé au marchand d'oubli
Qu'il vienne vite border mon lit
Mais soudain, toi mon vieil ami
Dans ma tête tu as ressurgi
Ce souvenir me fait mal au bide
Car je vais bientôt mourir sans ride
J'ai trop voulu me faire du bien
Je m'injecte ce sale poison divin
Et si je me détruis petit à petit
Moi je n'empoisonne pas leur vie
J'aurais pu choisir de les blesser
Comme les rêves qu'ils m'ont volés
Je voyais un monde noir et lourd
Il y avait du gris dans l'amour
Et puis la société m'étouffait
Je n'y croisais que des coeurs rouillés
Les Hommes n'aiment que du dehors
Ils ne jugent que par les noms, à tort
Les autres ne sont pas tous comme toi
En fait, la vie les tient tellement froids
Ils ne vivent pas comme ils le disent
Leur amour d'eux-même les grise
Ils ne cherchent pas à comprendre
Et refusent encore plus d'entendre
Le bonheur ne tient à rien parfois
Mais ils trichent tous avec cela
C'est ainsi qu'ils m'ont fait du mal
Je me shoote pour faire la malle
Je voulais juste qu'on m'aime vraiment
Même seulement pour un court moment
Mais ici tout le monde est loin de soi
Et je me sens seule où que je sois
Me sentir bloquée dans un coin
Et avoir besoin de partir loin
J'ai appris la vie dans la rue
Je me suis promenée où ça pue
Or, à vingt ans nous craignons la douleur
Et la seringue apaise toutes les peurs
Le monde veut que nous soyons adultes
Que nous acceptions les coups, les insultes
Toujours errer le long d'un mur
Rappelant sans cesse les blessures
Je ne sais pas comment en parler
J'ai juste eu besoin de m'échapper
Maintenant c'est le compte à rebours
Qui égrène mes tous derniers jours
Secoures mes semblables d'urgence
Quand restera ma mort et son silence
Aide-les tous ces enfants paumés
Il faut prendre son temps pour aimer
Jure d'être patient pour les changer
Ton coeur est tant rempli d'amitié
Surtout promets-moi de ne pas quêter
Comme eux mendier dix balles pour les drogués
Ils ont le sentiment que leurs mains sont lavées
Mais leur coeur est dans leur porte- monnaie
Je sais que je peux compter sur toi
Pour être l'ami de ceux qui ont froid
Tu apprendras à être leur voix
A clamer les mots de leur désarroi
Ces rares instants de lucidité qu'il me reste
Me rongent comme l'aurait fait la peste
Pourquoi s'accrocher à une vieille tendresse
Qui m'écorche, me déchire et me blesse
Allez, il faut que je me pique un peu
Pour oublier les larmes de mes yeux
Je ne veux plus avoir le moral à zéro
Ça y est, je n'ai plus mal, je vole haut
L'ami, je me suicide pour rien
Mais votre avenir n'est plus le mien
Il faut réellement trop de patience
Pour vivre toute son existence .....
© the AciD QueeN
Commentaires
WAW
C trop bo et trop cruel ce que tu viens de nous livrer , vécu , lointain , tout se rapelle a nous dans tes mots , pour se souvenir qu'il faut vivre . Merci pour ce texte qui me touche particulièrement
:$
Merci, SoeuReTte !
... et de rien aussi !
J'aurais de toute façon préféré ne pas avoir écrit ce texte, ça aurait voulu dire que je n'aurais pas eu de Source d'Inspiration ! 'fin voilà ...
:-x
Ma soeurette , l'inspiration resort des joies comme des peines , tu te livres , tu nous livre ton coeur par ce texte , que dire a part Merci de rester toi meme , dans les bon comme les mauvais moment
et puis on est pas soeur d'âme pour rien :) les soeur sont lier a vie , dans le malheur comme dans le bonheur ;)
MerCi ...
Rien à dire d'autre Soeurette ?! ... :$
BiZzzz
soupir
ce texte est vraiment trés ... vrai je n'ai jamais vécu ça et j'éspère ne jamais le vire mais qui c ce que le destin me réserve mais pas seulement à moi !
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